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Sécurité, environnement, emploi : ce qu’il faut retenir du rapport développement durable 2025-2026

Publié le 18 septembre 2026

Publié chaque année par la Société du Canal Seine-Nord Europe, le rapport développement durable dresse le bilan des actions menées et des résultats obtenus au regard des quatre grandes priorités de la SCSNE : la sécurité, l’écoperformance, le partenariat avec les territoires et l’innovation. L’édition 2025-2026 revient ainsi sur une année charnière marquée par la montée en puissance des chantiers et la poursuite des engagements environnementaux, sociaux et économiques du projet.

Une sécurité renforcée sur les chantiers

La sécurité demeure la priorité absolue du projet. À ce jour, plus de 650 personnes ont été formées au Passeport Prévention Canal, dispositif obligatoire pour tous les compagnons pour les sensibiliser sur les risques du chantier. Les équipes de la SCSNE ont également réalisé plus de 300 contrôles QHSE (Qualité Hygiène Sécurité Environnement) sur les chantiers afin de renforcer la prévention des risques.

Des efforts qui produisent des résultats concrets avec un chantier enregistrant des taux de fréquence d’accidents et un taux de gravité bien inférieurs à ceux constatés dans les travaux publics.

La poursuite des compensations environnementales et des premiers résultats

En 2025-2026, des aménagements environnementaux ont été réalisés sur des sites représentants 94 hectares dans les vallées de la Somme et de l’Omignon afin de restaurer des milieux naturels. Cela  porte ainsi la mise en œuvre des mesures compensatoires à déjà 278 hectares sur l’ensemble du tracé sur un programme de plus de 1 200 hectares.

Les premiers suivis écologiques menés sur les sites aménagés depuis quelques années, notamment dans l’Oise, montrent des résultats encourageants, avec le retour ou le renforcement de plusieurs espèces patrimoniales telles que le Râle des genêts ou la Grande Berle.

Sur les chantiers, les émissions de CO₂ sont surveillées de près et limitées autant que possible. Ainsi, les travaux de rescindement de l’Oise ont généré 44 138 tonnes équivalent CO₂, soit un résultat 4 % inférieur aux prévisions initiales.

La gestion responsable des ressources progresse également. L’outil numérique TerraCanal développé par la Société du Canal Seine-Nord Europe, a déjà permis de tracer 2,2 millions de m³ de matériaux excavés, dont 39 % ont été réemployés sur le projet ou dans des filières de valorisation.

Des retombées concrètes pour l'emploi et l'économie locale

À travers la démarche Grand Chantier, la SCSNE et ses partenaires poursuivent leur objectif de maximiser les retombées économiques et sociales du projet. En 2025, 292 actions de proximité et 70 actions spécifiques Canal Seine-Nord Europe ont été organisées pour promouvoir les métiers liés au Canal et préparer les recrutements à venir.

Le projet mobilise désormais environ 700 personnes, dont 50 % résident dans les Hauts-de-France. Les clauses d’insertion ont permis à 209 personnes éloignées de l’emploi de bénéficier d’opportunités professionnelles, représentant 161 000 heures d’insertion réalisées. Les grands marchés de travaux notifiés par la SCSNE au 1er semestre 2026 génèreront à eux seuls 800 000 heures d’insertion.  

Un dialogue permanent avec les territoires

L’information et la participation des habitants, élus et acteurs locaux demeure au cœur de la démarche de la SCSNE. En 2025, 450 temps d’échange ont été organisés sur les territoires traversés par le Canal, auxquels s’ajoutent la diffusion de 7 lettres d’information territoriales, 28 Flash Info Travaux, 11 communiqués de presse et 27 vidéos pédagogiques.

Cette présence de terrain permet d’accompagner les habitants au rythme de l’avancement des travaux, tout en expliquant les enjeux et les bénéfices du futur Canal pour le territoire.

Une phase décisive pour l'avancement des travaux

L’année 2025-2026 marque l’entrée dans une nouvelle phase du projet avec le démarrage ou l’accélération de plusieurs chantiers emblématiques. Parmi les principales réalisations figurent le lancement des travaux de l’écluse de Montmacq-Cambronne, le début du chantier du viaduc de l’A2, la construction de quais travaux favorisant l’acheminement des matériaux par voie fluviale ou encore le lancement des travaux de la fouille de l’écluse de Oisy-le-Verger.

Cette stratégie de report modal a déjà permis le transport de plus de 70 000 tonnes de marchandises par voie d’eau, limitant ainsi les circulations routières liées au chantier.

Perspectives 2026-2027

En 2026-2027, la SCSNE poursuivra le renforcement de la prévention sur l’ensemble des chantiers afin d’accompagner leur montée en puissance dans les meilleures conditions de sécurité. Elle poursuivra sa démarche d’éco-performance grâce au suivi des bilans carbone des chantiers, à la facilitation du recours au transport modal pour la logistique chantier et à la mobilisation des acteurs économiques du territoire en faveur de la valorisation des déblais générés par les travaux.
Parallèlement, la SCSNE maintiendra un dialogue territorial transparent et pédagogique, notamment à travers le développement de nouveaux outils à destination des jeunes publics. Enfin, sur le chantier, cette période sera notamment marquée par le démarrage des travaux principaux du TOARC sur le secteur 1, le lancement des travaux de fouille de l’écluse de Noyon et la mise en service du viaduc de l’A2 à la mi-2027.

Pour découvrir l’ensemble des actions, indicateurs et projets portés par la Société du Canal Seine-Nord Europe en matière de développement durable, consultez le rapport développement durable 2025-2026 dans son intégralité.