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Objectifs

Le Canal Seine-Nord Europe, un outil de développement économique pour la France

Le grand gabarit renforce la compétitivité et l’attractivité du mode fluvial en « massifiant » le transport de marchandises

Un bateau de gabarit « grand rhénan », couramment utilisé sur les voies d’eau de l’envergure du Canal Seine-Nord Europe, peut transporter jusqu’à 3 000 tonnes de marchandises, soit l’équivalent de 150 camions ou 75 wagons.  Un convoi poussé peut transporter jusqu’à à 4 400 tonnes, soit l’équivalent de 220 camions. Le mode fluvial permet donc d’abaisser les coûts de transport. Il sera donc un facteur de compétitivité pour les entreprises et d’attractivité pour les territoires pour de nouvelles implantations économiques.

 

Le Canal Seine-Nord Europe sera ainsi un  puissant levier de développement économique  pour la France.

Le projet de Canal Seine-Nord Europe permet de lever un goulet d’étranglement qui empêche de relier à grand gabarit le bassin de la Seine, qui s’étend de la région parisienne jusqu’aux ports de Rouen et du Havre, au réseau du Nord de l’Europe, y compris la région lilloise et le port maritime de Dunkerque. Tous les ports fluviaux et les entreprises des Hauts-de-France, du bassin parisien et du Nord de l’Europe seront reliés au même réseau fluvial à grand gabarit et profiteront de la baisse des coûts de transport. Cela améliorera leur capacité d’export et profitera aux ports maritimes.

Le Canal Seine-Nord Europe renforce les ports intérieurs existants et à venir en offrant un accès au réseau européen à grand gabarit.

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Le renforcement et le développement des filières économiques

La compétitivité de plusieurs filières économiques sera améliorée par la baisse des coûts du transport qui représentent parfois une condition essentielle de leur rentabilité.

  • Pour le secteur agricole et agro-industriel, la massification des flux de transport sera génératrice d’économies d’échelle importantes ;
  • Dans le domaine de la construction, dans lequel la part du transport représente parfois plus de 60 % du prix global, cette réduction des coûts de transport sera l’occasion d’accéder dans de bonnes conditions économiques aux ressources plus lointaines. En phase chantier du canal, l’utilisation de la voie d’eau pour l’approvisionnement en matériaux de construction sera privilégiée. Les installations portuaires (quais en particulier) réalisées à l’occasion du chantier qui seront pérennisées le long du canal pourront servir les marchés de construction du Grand Bassin Parisien, du Nord de la France et du Benelux ;
  • Le canal permettra le développement de l’économie circulaire, filière émergente et en cours de structuration permettant le recyclage et la valorisation des déchets de toutes natures. Grâce à l’importance des volumes transportés et à l’optimisation des flux amont-aval (transport de déchets/matières premières secondaires), cette filière est particulièrement adaptée au transport fluvial. L’utilisation du transport des déchets par voie fluviale sera mise en place dès la phase chantier en utilisant le canal du Nord et le canal latéral à l’Oise ;
  • Pour les autres filières à potentiel de développement autour de la voie d’eau : automobiles, pétrole/chimie/engrais, mécanique/engins lourds, sidérurgie/métallurgie, grande distribution et industries alimentaires, l’approvisionnement en combustibles et l’utilisation de conteneurs en phase chantier permettra de préfigurer de nouvelles chaînes logistiques pour préparer l’ouverture du Canal Seine-Nord Europe ;
  • Le secteur touristique bénéficiera également du canal. La dimension de l’infrastructure qui comprend plusieurs ouvrages notables sera de nature à générer de l’activité touristique. Le tourisme fluvial (croisières et navigation privée) et fluvestre (autour de la voie d’eau) pourra générer des retombées significatives et profiter également aux autres sites touristiques de la région.
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TitreDate
PDF Ports-Amst-Mars-SER-Carte-2030-v3 18/02/2020
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