Le Canal chez vous

Vous souhaitez connaître le projet au plus près de chez vous ? Retrouvez les informations qui vous concernent sur le site de votre territoire.

Le coût du Canal Seine-Nord Europe (5,1 Md€ courants) dans la convention de financement de 2019, se base sur les estimations techniques des études préliminaires validées par le ministre des Transports en 2016. Depuis, 10 ans se sont écoulés, les études de conception détaillées ont permis de préciser le projet, en prenant notamment en compte des normes qui ont beaucoup évolué.

Le coût de tout projet peut évoluer en fonction notamment de l’inflation, du planning et du contexte. C’est pourquoi il est réévalué à des étapes clés permettant d’avoir une vue globale. L’obtention de la dernière autorisation environnementale en août 2024 a permis d’avoir pour la première fois depuis 2019 cette vue d’ensemble en termes techniques et d’autorisation. Suite à cette autorisation, le planning du Canal a été revu en 2025, permettant ensuite de procéder à la réévaluation du coût du projet. Début 2026, le coût d’objectif à la fin des travaux s’établit désormais à 7,3 Md€ courants*.

Pourquoi le coût évolue ?

Plusieurs facteurs expliquent cette réévaluation :

  • Le planning et l’inflation représentent une augmentation de 1,1 Md€ : en 2025, la fin des travaux a été recalée à 2032 (contre 2028) du fait principalement de la crise sanitaire et des délais d’instruction. Concernant l’inflation, les conséquences de la crise sanitaire puis la guerre en Ukraine ont conduit à une forte augmentation des prix des matériaux (entre 2021 et 2022 a explosé, + 30 à 50% sur certains produits). Tenant compte de l’inflation constatée ces dernières années et des perspectives futures, l’hypothèse d’inflation moyenne prise en compte pour actualiser le coût du projet a été réévaluée à 2,5% en moyenne contre 1,5% en 2019. 
  • L’évolution des normes sur 10 ans représente une augmentation de 700 M€ : à titre d’exemple, des réformes fiscales comme la fin de l’abattement du gazole non routier dont bénéficiaient les travaux publics avant 2024, induisent une augmentation du prix des travaux de terrassement. Autre exemple : des lois introduisant de nouvelles exigences environnementales conduisent à augmenter la surface des aménagements environnementaux, et donc le coût global du projet.
  • Comme tout projet, le budget du projet prévoit des provisions en cas de survenance de risques. Ces provisions pour risques ont été également réévalué pour un montant de 300 M€.

Ainsi le coût objectif a été réévalué à 7,3 Md€ courants* pour un projet plus qualitatif, conforme aux exigences actuelles plus ambitieuses qu’il y a 10 ans en termes de sécurité et d’environnement. 

Tableau comparatif entre 2019 et 2025

La SCSNE continuera à communiquer en transparence sur ce coût à des jalons clés, par exemple après l’engagement de tous les principaux contrats de travaux.

* Euros constants, euros courants, kézako ?

Le coût d’un projet peut s’exprimer de deux manières : soit en euros constants, c’est-à-dire sans prendre en compte ni le planning ni l’inflation durant toutes les années de réalisation du projet, soit en euros courants qui prennent en compte l’inflation constatées et projetées jusqu’à la fin des travaux. Le montant en euros courants correspond à ce que coûtera réellement le projet.

La SCSNE, par souci de transparence, affiche le coût d’objectif à la livraison du Canal en euros courants intégrant une hypothèse d’inflation. En raisonnant en euros constants (valeur de référence 2016, année de validation des études préliminaires), l’évolution du montant du CSNE se limite à environ 20%. 

Comment le Canal est financé ?

La convention de financement du 22 novembre 2019 prévoit 3 composantes :

1. Une répartition équilibrée (~1,1 Md€ chacun) soit 2,2 Md€ de l’État et des Collectivités (Régions Hauts-de-France, Ile-de-France, Départements du Nord, Oise, Pas-de-Calais, Somme).

2. Un financement européen (Mécanisme d’Interconnexion en Europe MIE) :

  • L’Europe ne finançait initialement que 40% des travaux ; depuis 2024, ce taux a été augmenté à 50% conduisant à une subvention déjà obtenue de 868 M€ jusque fin 2027
  • Pour 2028-2034, l’Europe, dans le cadre de ses propositions pour son futur budget dédié aux transports formulées le 16 juillet 2025, a rappelé que le projet Seine-Escaut, dont le maillon central est le Canal, est un projet stratégique prioritaire dont elle souhaite voir la réalisation. Elle cite d’ailleurs explicitement Seine-Escaut, marquant ainsi son soutien. Le coordonnateur européen du corridor Mer du Nord-Rhin-Méditerranée l’a réaffirmé lors de sa venue à la réunion du Conseil de surveillance le 2 décembre 2025.
Réaffirmation du soutien de l'Europe lors de la venue du Coordonnateur européen, le 2 décembre 2026, à la réunion du Conseil de surveillance de la SCSNE

3. La convention prévoit des mécanismes pour financer les évolutions de projet et l’inflation. Pour cette dernière la convention prévoit un emprunt de bouclage à l’épuisement des subventions déjà actées, financé par une recette incitative au report modal vers le fluvial. La démarche Ambition France Transports devrait contribuer à la mise en place de cet emprunt de bouclage. 

Si l’inflation a un effet sur le montant de l’investissement, elle aura également un effet sur les recettes une fois le Canal en service : celles-ci seront aussi plus importantes, et les avancées du chantier développent l’intérêt des acteurs économiques, futurs utilisateurs. L’enjeu est ainsi de continuer à optimiser les retombées du chantier, et de préparer dès aujourd’hui, avec l’ensemble des acteurs, la réussite du Canal, maillon central du réseau Seine-Escaut.

OUPS !

La page que vous recherchez semble introuvable