Le Canal chez vous

Vous souhaitez connaître le projet au plus près de chez vous ? Retrouvez les informations qui vous concernent sur le site de votre territoire.

FAQ / Dialogue

LE CANAL

Pour transporter mieux : plus écologique, plus économique ! Le Canal Seine-Nord Europe pourra accueillir des péniches de grande dimension (mesurant jusqu’à 185 mètres de long et 11,40 mètres de large et pouvant transporter jusqu’à 4 400 tonnes de marchandises). Une petite révolution dans le secteur, alors que l’actuel canal du Nord, beaucoup plus étroit, représente aujourd’hui un véritable goulet d’étranglement entre le bassin fluvial de la Seine et de l’Oise et le réseau fluvial européen.

On estime, quelques années après sa mise en service, que le Canal Seine-Nord Europe permettra d’acheminer de l’ordre de 17 millions de tonnes de marchandises par an et de réduire le trafic routier de 1 million de poids lourds en France, et même de 2,3 millions à l’échelle européenne de la liaison Seine-Escaut. À la clé, un bilan carbone qui démontre, sur 40 ans, une économie de plus de 50 millions de tonnes de CO2. Une façon de répondre aux enjeux climatiques et énergétiques du 21ème siècle.

Pour en savoir plus, rendez-vous dans la rubrique L'essentiel du Canal

Le réseau Seine-Escaut, c’est un programme de travaux lancés en France et en Belgique pour développer le transport fluvial en Europe. Il s’agit de régénérer, agrandir, moderniser des voies navigables existantes et construire une nouvelle infrastructure fluviale : le Canal Seine-Nord Europe.

Grâce à ces travaux, le réseau Seine-Escaut, long de 1 100 kilomètres de fleuves, rivières et canaux adaptés à la navigation de grands bateaux, favorisera la croissance du transport de marchandises par voie d’eau. Il répond à une priorité claire de la politique des transports de l’Union européenne : la décarbonation par le report modal du trafic de marchandises très majoritairement sur la route vers un mode économe en énergie. Avec des émissions de CO2 de 3 à 5 fois inférieures à la route par tonne transportée (en fonction de la dimension des bateaux) le fluvial est un mode de transport écologique.

Ainsi, il contribuera au développement durable de l’Union européenne en accompagnant les grandes mutations à l’œuvre dans les pays membres : mobilité du futur, transition écologique, réindustrialisation. À ce titre, le réseau Seine-Escaut est un levier essentiel dans le cadre du Pacte Vert européen.

Pour en savoir plus sur le Réseau Seine-Escaut, consultez le site internet

Le coût de tout projet peut évoluer en fonction notamment de l’inflation, du planning et du contexte. C’est pourquoi il est réévalué à des étapes clés de son avancement.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : le planning du projet, l’inflation, l’évolution des normes.

Ainsi le coût objectif du Canal Seine-Nord Europe a été réévalué suite à l’obtention de la dernière autorisation environnementale à 7,3 Md€ courants pour un projet plus qualitatif, conforme aux exigences actuelles plus ambitieuses qu’il y a 10 ans en termes de sécurité et d’environnement. 

Si vous souhaitez en savoir plus. 

La sécurité est la première priorité de la Société du Canal Seine-Nord Europe et de ses partenaires. L’enjeu : réaliser un ouvrage sûr et pérenne assurant la sécurité de tous, compagnons du chantier, riverains et futurs utilisateurs. Chaque ouvrage du Canal Seine-Nord Europe est conçu, construit puis exploité pour garantir stabilité et résistance dans le temps. Des mesures très exigeantes sont mises en œuvre pour anticiper les risques hydrauliques, géologiques, sismiques et météorologiques.

Pour en savoir plus sur la sécurité de l’ouvrage, rendez-vous directement sur la page dédiée Sécurité des infrastructures

Lors des premières études du projet dans les années 1990, plusieurs options de tracé ont été analysées, dont la mise au gabarit du canal du Nord. Cette solution a été écartée car elle aurait nécessité la reconstruction de 19 écluses, de 2 tunnels et le rehaussement d’une cinquantaine de ponts, avec un coût économique et environnemental très élevé, pour une performance inférieure à celle du tracé retenu.

Le Canal Seine‑Nord Europe réutilise toutefois environ 8 km de l’emprise du canal du Nord lorsque cela est pertinent. Le tracé final permet également de réparer certains impacts laissés par l’ouvrage du XIXᵉ siècle, notamment en restaurant la Tortille, une rivière de la Somme dont la source avait été modifiée lors de la construction du canal du Nord.

dÉmarche grand chantier

Le dispositif « Canal emploi » piloté par France Travail, répertorie les candidatures spontanées en vue des opportunités d’emploi pour travailler sur les chantiers du Canal. Les offres d’emploi des entreprises qui construisent le Canal sont disponibles sur le site internet dans la rubrique Canal Emploi.

Si aucune offre n’est disponible pour le moment, nous vous invitons à transmettre dès maintenant votre candidature à l'adresse canal-emploi@francetravail.fr .

D’autres dispositifs de la démarche Grand Chantier peuvent vous aider :

Formez-vous ! Si vous souhaitez être formé aux métiers du chantier, le dispositif « Canal Formation » piloté par la Région Hauts-de-France, identifie les formations les plus adaptées pour répondre à vos besoins, en adéquation avec les demandes spécifiques des entreprises et de leurs sous-traitants. Le dispositif met en place des outils pour vous permettre d’accéder aux offres de formation dans votre région et de vous orienter au mieux ! Rendez-vous sur la page dédiée au dispositif Canal Formation pour en savoir plus : Canal Formation - Canal Seine-Nord Europe

Pour connaître tous les métiers qui vont participer aux chantiers, consultez le kit de compétences attendues.

Rejoignez-vous ! Vous souhaitez intégrer le monde du travail grâce aux chantiers d’insertion ? Le dispositif « Canal Solidaire » piloté par les Départements peut vous accompagner. Dans les années à venir, 300 à 600 postes vous sont dédiés sur le chantier du Canal, sur une trentaine de métiers variés. La Démarche Grand Chantier offre des opportunités d’emploi et de formation grâce à Canal Solidaire et un parcours balisé vers l’emploi dans le cadre de Clauses d’insertion par l’activité économique (CIAE). Pour en savoir plus : Canal Solidaire - Canal Seine-Nord Europe

On estime à de l’ordre de 6 000 le nombre de personnes qui travailleront à la construction du Canal, au plus fort des chantiers. Environ 3 000 emplois seront créés spécifiquement pour le Canal. Il s’agit d’une estimation du nombre d’emplois directs, calculée en référence aux derniers chantiers d’infrastructures linéaires réalisés.

Pour être informé des offres d’emploi disponibles sur le chantier : Canal Emploi - Canal Seine-Nord Europe

Pour proposer un hébergement aux compagnons du chantier du Canal Seine‑Nord Europe, vous pouvez vous appuyer sur le dispositif Canal Accueil, piloté par l’État, en partenariat avec Action Logement et les Agences Départementales d’Information sur le Logement des Hauts‑de‑France. Ce dispositif recense et mobilise l’offre d’hébergement disponible sur le territoire.

Action Logement est un acteur incontournable de la politique du logement au service des entreprises et des salariés, avec deux missions principales :

  • Construire, gérer et financer des logements sociaux et intermédiaires, en contribuant aux enjeux d’écohabitat, d’économies d’énergie et de décarbonation, de renouvellement urbain et de mixité sociale.
  • Accompagner les salariés dans leur mobilité résidentielle et professionnelle.

Les ADIL des Hauts‑de‑France accompagnent les particuliers qui souhaitent proposer une solution de logement. L’objectif : accompagner les habitants, les professionnels et les entreprises concernés par la construction du Canal Seine-Nord Europe.

Vous pouvez contacter Action Logement ou l’ADIL de votre département directement via la page Canal Accueil 

Les équipes de la Société du Canal Seine-Nord Europe sont présentes sur de nombreux évènements dans toute la région des Hauts-de-France. Pour être informé des évènements concernés, rendez-vous sur les pages « Nous rencontrer » des mini-sites des territoires :

Les chantiers

La Société du Canal Seine-Nord Europe, maître d'ouvrage, est très fortement sollicitée pour des visites de chantier. Pour des raisons à la fois de sécurité, d’avancement des travaux et de capacité d'accompagnement, nous ne pouvons malheureusement pas donner une suite favorable à l'ensemble de ces demandes. À ce stade, nous sommes en mesure d'assurer uniquement les visites des partenaires institutionnels (élus locaux, responsables socio-économiques qui accompagnent depuis de nombreuses années le projet), des riverains du chantier ou lors d'opérations liées à la démarche Grand Chantier.

La SCSNE travaille avec les acteurs du tourisme des Hauts-de-France pour structurer la valorisation du chantier au fur et à mesure de sa montée en puissance dans les prochaines années. Il sera alors plus aisé de proposer une découverte des chantiers du Canal.

Le site internet du Canal retrace régulièrement les avancées des chantiers dans les territoires. Rendez-vous sur les mini-sites internet dédiés à votre territoire :

Et pour recevoir ces infos directement dans votre boîte mail, inscrivez-vous aux newsletters qui vous intéressent : https://www.canal-seine-nord-europe.fr/contact/inscription-aux-infos-du-canal/

Les chantiers démarrent progressivement sur l’ensemble du tracé. Des actualités et informations liées aux travaux sont régulièrement mises en ligne sur le site internet du Canal : photos des chantiers, ouvrages réalisés, infos pratiques sur les travaux à côté de chez vous, réunions et rendez-vous à venir...

Pour en savoir plus sur les travaux près de chez vous, rendez-vous sur les mini-sites internet dédiés à votre territoire :

Pourquoi les routes à proximité des chantiers doivent-elles être nettoyées ?

- Les entreprises de travaux prévoient sur les chantiers de faire circuler régulièrement une balayeuse pour nettoyer les routes après le passage des camions. Ce nettoyage régulier de la chaussée assure la sécurité des usagers de la route, qui est une priorité pour la SCSNE.

Comment les routes sont-elles nettoyées ?

- L’eau utilisée par ces balayeuses ne doit pas être trop chargée en matière en suspension (sédiments) pour éviter notamment l’obstruction des buses de la balayeuse et pour assurer sa mission de nettoyage.

- Dans la mesure du possible et de façon prioritaire, l’eau utilisée est de l’eau non potable. Par exemple, les entreprises peuvent profiter de bassins artificiels sur le chantier, qui accumulent des eaux de ruissellement (eaux de pluie). Avec le temps, l'eau décante suffisamment pour permettre aux impuretés de se déposer en fond de l'eau. Ce qui permet aux entreprises d'utiliser l'eau de ces bassins.

- En l’absence d’une ressource non potable, les entreprises sont amenées à utiliser de l’eau du réseau urbain pour éviter de créer des points de prélèvement d’eau. Les captages d’eau potable sont réalisées dans des conditions de sécurité encadrées et avec l'autorisation du gestionnaire du réseau (SAUR).

Pourrait-on utiliser plutôt l'eau du Canal Latéral à l'Oise ?

- La réponse est non, principalement pour des raisons de sécurité.

- L'eau du Canal contient un pourcentage de vase. Cette vase se déposerait sur les routes, et après quelques passages, la chaussée deviendrait glissante.

Non, pour des raisons de sécurité et des raisons environnementales ce n’est pas possible.

Selon votre localisation, vous pouvez adresser un mail aux équipes référentes de la SCSNE près de chez vous :

L'environnement

Le Canal Seine‑Nord Europe joue un rôle majeur dans la transition écologique en encourageant un mode de transport plus respectueux de l’environnement. En effet, en développant le transport fluvial pour les échanges de marchandises, il permet de réduire fortement les émissions de CO₂ : le transport fluvial présente en effet (en fonction de la dimension des bateaux) un bilan carbone 3 à 5 fois inférieur à celui du transport routier et consomme 3 à 4 fois moins d’énergie pour une même quantité de marchandises transportées. 

Les prévisions de report modal de la route vers le fluvial indiquent que le Canal Seine-Nord Europe contribuera quelques années après sa mise en service au retrait d’environ 1 million de camions par an des routes françaises, diminuant ainsi la pollution de l’air, les nuisances sonores et la congestion routière. Ce report augmente au fur et à mesure de la croissance du trafic sur le Canal avec le temps.

Pour en savoir plus, consultez la page dédiée à l'environnement et à la transition écologique

La gestion de l'eau du Canal repose sur des principes économes, de préservation de la ressource et de résilience face au changement climatique.

  • Un canal économe en eau : le Canal est conçu pour économiser l’eau avec une étanchéité très performante de sa cuvette, et grâce à un recyclage intégral de l’eau au niveau des écluses.
  • Un canal qui préserve la ressource : l’alimentation en eau du canal ne repose que sur les eaux de surface. Il n’y aucun prélèvement dans les nappes pour alimenter le Canal. Et le choix du point de prélèvement, à proximité de la confluence des rivières Oise et Aisne, garantit une bonne disponibilité de la ressource.
  • Un canal résilient au changement climatique :
  • La retenue d’eau de la Louette, construite dans le cadre du projet à Allaines dans la Somme et dimensionnée en tenant compte des effets du changement climatique, permet de gérer les périodes de moindre disponibilité de l’eau de l’Oise. Elle est remplie par l’eau de l’Oise lorsque celle‐ci est abondante. En prenant le relai de l’Oise pour l’alimentation en eau du Canal pendant les périodes de sécheresse lors desquelles les prélèvements dans la rivière seront réduits ou interrompus, elle permet d’assurer son bon fonctionnement.
  • Le principe de la réserve de la Louette est identique à 50 autres réserves gérées par VNF pour les canaux en France, qui représente un volume global de 165 millions de m3.

(Re)découvrez les vidéos sur le Canal et l’eau 

Pour savoir plus sur l'autorisation environnementale

Vous avez vu ces filets jaunes, verts ou rouges près des chantiers du Canal ? Ils servent à délimiter les différents types d’espaces qui doivent être préservés ou faire l’objet d’un traitement particulier. Les filets rouges entourent les espèces exotiques envahissantes (EEE) dont la coupe, si nécessaire, respecte un protocole qui permet d’éviter leur dissémination. Les filets jaunes délimitent des zones humides fragiles, et les filets verts, des zones naturelles protégées, pour la faune ou la flore.

Apprenez en plus en images.

Le Canal a été conçu dans un cadre extrêmement rigoureux qui veille au respect de l’environnement, notamment avec l’application de la démarche « Éviter-Réduire-Compenser ». Les mesures liées à cette démarche ont été pensées et leurs pertinences évaluées par de nombreux experts, parmi eux, les Services de l’État et le Conseil National de Protection de la Nature.

Des mesures de suivi sont ensuite prévues pour évaluer l’efficacité des mesures de réduction mises en œuvre à chaque étape de la construction du Canal.

Pendant la phase travaux, le suivi visera à vérifier que les entreprises prennent correctement en compte les enjeux environnementaux et appliquent bien les mesures d’évitement et de réduction prévues.

Après la mise en service du Canal, des mesures de suivi seront également réalisées afin de s’assurer de l’efficacité des mesures de réduction dans la durée.

Une fois la réalisation faite, elles sont mises en gestion auprès d’une structure compétente en la matière qui est chargée - sur une période de 30 ans - de mettre en œuvre le plan de gestion défini pour atteindre les objectifs environnementaux.

Des espèces protégées sont d’ores et déjà réapparues : le râle des Genêts, espèce d’oiseau protégée en danger critique d’extinction, a été détecté au printemps 2025 sur un site de compensation environnementale du Canal Seine-Nord Europe. Une découverte remarquable et très encourageante pour le monde naturaliste. La Grande Berle, espèce végétale protégée et considérée comme « en danger de disparition » dans les Hauts-de-France, a été repérée à l’automne 2025 sur le site de compensation environnementale de Morlincourt, dans l’Oise, sur une zone humide réhabilitée en 2022 par la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE). Une découverte encourageante qui témoigne de la qualité des aménagements réalisés sur le site.

Le Canal en exploitation

Une fois le Canal Seine-Nord Europe mis en service, sa gestion sera assurée par Voies navigables de France (VNF). En effet, la Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE), établissement public créé spécifiquement pour le projet, intervient uniquement pendant la phase de conception et de construction. À l’issue des travaux, elle transmettra l’ouvrage à VNF pour son exploitation, son entretien et sa maintenance, comme pour l’ensemble du réseau fluvial national.

Avec le Canal Seine-Nord Europe, les prévisions de croissance sont de l’ordre de 40% du trafic fluvial en France, avec une multiplication par 5 sur l’axe entre la Seine et le Nord.

Les prévisions font état d’un trafic consolidé sur le Canal de 17 millions de tonnes entre 5 et 10 ans après l’ouverture de l’ouvrage. Le trafic consolidé comprend l’ensemble des marchandises transportées sur le Canal Seine-Nord Europe, même sur quelques kilomètres. Le trafic de transit, c’est-à-dire des marchandises qui empruntent les 107 km du Canal, est estimé au même horizon de 12 à 13 millions de tonnes, à mettre en perspective des 2 à 3 millions de tonnes naviguant actuellement sur le canal du Nord. Au regard de l’écart de performance de l’itinéraire actuel et du réseau Seine-Escaut demain, ce saut quantitatif est crédible.
Les prévisions de trafic, de nouveau mises à jour en 2021, font état d’un recul de la part modale de la route de 4 points entre 5 et 10 ans après la mise en service du Canal et de 7 points à plus long terme. Le Canal Seine-Nord Europe permet d’enclencher un renversement de tendance sur l’un des corridors les plus importants en Europe.

Les études de trafic, mises à jour en 2021, montrent qu’après la mise en service du Canal Seine-Nord Europe, l’usage de la route devrait diminuer progressivement. On estime une baisse de 4 points dans les 5 à 10 ans, puis de 7 points à plus long terme. C’est un changement important, car il va à l’encontre des tendances observées depuis plusieurs décennies.

Concrètement, cela représente beaucoup moins de camions sur les routes : le plus grand bateau qui pourra circuler sur le Canal Seine-Nord Europe pourra de transporter en une fois l’équivalent de 220 camions. Ce qui représente environ 1 million de camions en moins par an. Avec la mise en service du réseau Seine-Escaut, le transport fluvial devrait connaître une forte progression, avec près de 30 % de trafic supplémentaire quelques années après l’ouverture du Canal.

Le Canal Seine-Nord Europe une fois en service est tenu de respecter la réglementation sur le bruit des infrastructures de transports terrestres. Les seuils réglementaires sont :

  • Bruit moyen de 6h à 22h : inférieur à 60 dB(A)
  • Bruit moyen de 22h à 6h : inférieur à 55 dB(A)

Le décibel A, dB(A), est l’unité de mesure du son ainsi pondéré. Le son perçu est exprimé par le signe

dB(A). L’échelle suivante permet de caractériser les niveaux de bruits.

Les études ont vérifié le non-dépassement de ces seuils réglementaires en tout point du Canal. Les résultats sont présentés dans l’étude d’impact mise à jour. Il s’avère que les bateaux circulant sur le réseau émettent un bruit très inférieur au seuil réglementaire en vigueur.

Quelques années après sa mise en service, l’essentiel du trafic (80%) en tonnage transporté sur le Canal Seine-Nord Europe sera des pondéreux (céréales, matériaux de construction, chimie, métallurgie, produits de recyclage…).

Toutefois, le transport des marchandises par des conteneurs (produits de grande consommation majoritairement) devrait croître en proportion au fil des années d’après les prévisions effectuées :

  • L’itinéraire complet de la liaison Seine-Escaut permettra le chargement de 2 couches de conteneurs, ce qui représente un progrès majeur. Ce sont des bateaux compétitifs, le succès du Port de St-Saulve en atteste (3e extension en 10 ans)
  • En réponse aux futurs besoins, le relèvement des ponts pourra se faire progressivement après l’ouverture du canal, comme le font les Belges (Canal Albert) en cohérence avec la croissance du trafic.

Le Canal et la batellerie

Le Canal Seine-Nord Europe représente une opportunité majeure pour les bateliers français, après des décennies de sous-investissement sur le réseau fluvial. Il permettra un saut quantitatif et qualitatif des flux, avec une croissance du trafic fluvial en France estimée à près de 40 % selon les prévisions, et une multiplication par 4 à 5 sur l’axe Nord-Sud. Cette nouvelle compétitivité, combinée au désenclavement du bassin de la Seine, favorisera la redistribution des flux de matières premières et de marchandises et contribuera à la relocalisation de certaines productions et logistiques en France et en Europe.

Le Canal offre également un effet de visibilité et de valorisation pour le transport fluvial. La médiatisation du chantier et l’ouverture du Canal mettront en lumière les métiers de la filière, renforçant leur attractivité et facilitant le recrutement dans un secteur qui en a besoin.

Enfin, le projet crée des opportunités financières et d’investissement. La perspective de croissance et la dimension « verte » du transport fluvial encourageront les banques à financer l’achat de bateaux de plus grand gabarit et des solutions innovantes améliorant la performance environnementale.

Pour accompagner cette dynamique, Entreprises Fluviales de France (E2F) et la SCSNE ont signé une charte en 2024 pour l’accompagnement des entreprises dans le secteur fluvial. Pour en savoir plus

Sur le parcours du Canal Seine‑Nord Europe, les bateliers disposeront de :

  • 4 ports intérieurs à Noyon, Nesle, Péronne et Marquion‑Cambrai pour charger, décharger et relier le fret aux autres modes de transport (route et rail pour Nesle et Marquion-Cambrai),
  • 6 quais de proximité industriels ou céréaliers le long du canal pour des opérations de fret locales ou spécialisées,
  • 6 aires de stationnement (dont 2 pour les matières dangereuses) équipés de services

Le Canal offrira donc aux bateliers des infrastructures, des services logistiques et une connexion fluide au réseau européen, rendant le transport fluvial plus compétitif. Pour en savoir plus  sur les ports intérieurs 

Les écluses du Canal ont été conçues pour offrir un haut niveau de fiabilité et de disponibilité, avec des dimensions de 195 mètres de long et 12,5 mètres de large, adaptées à la flotte fluviale européenne.

Afin de limiter la consommation d’eau, des bassins accolés au sas épargneront une bonne partie de l’eau lors de la vidange de l’écluse pour être réutilisée lors du remplissage suivant. 

Des techniques de construction innovantes seront également mises en œuvre. Les parois de certaines écluses, appelées bajoyers, seront plus fines et s’appuieront sur d’importants massifs de limons prélevés sur place. Ces matériaux naturels seront stabilisés grâce à un dosage précis de chaux et de liants.

Enfin, les écluses s’inscriront pleinement dans leur environnement et contribueront à la création de nouveaux paysages. Trois d’entre elles (à Noyon, Allaines et Oisy-le-Verger) sont conçues pour accueillir le public et devenir des points d’intérêt des circuits touristiques des Hauts-de-France. À Noyon, par exemple, l’écluse, bordée de 750 arbres, s’intégrera dans le cadre historique de l’ancienne cité médiévale et de sa cathédrale.

Pour en découvrir plus sur les écluses du Canal

Le devenir du canal du Nord et du canal latéral à l’Oise après la mise en service du Canal Seine-Nord Europe fait l’objet d’une concertation entre Voies navigables de France (VNF) et les acteurs territoriaux, en lien avec la Société du Canal. C’est un des volets des contrats territoriaux de développement signés entre de nombreux partenaires pour réussir l’intégration du Canal Seine-Nord Europe.

La Société du Canal Seine-Nord Europe a inscrit la performance logistique au cœur de ses marchés de travaux. Dès la consultation, les offres sont évaluées au regard d’un critère de report modal, tandis que les contrats prévoient des objectifs de massification des flux adaptés au périmètre et besoins de chaque marché. Les entreprises retenues doivent mettre en œuvre un « Plan de Gestion de la Logistique des Approvisionnements et des Évacuations » permettant d’atteindre le taux défini de report modal. Pour cette ambition, 11 quais travaux sont construits ou réaménagés le long des canaux existants, le canal latéral à l’Oise, le canal du Nord et le canal de la Sensée, pour permettre le transbordement des matériaux de construction. 2 sont en cours de finalisation à Aubencheul-au-Bac (Nord) et Allaines (Somme), et cinq quais seront réhabilités ou construits durant cette année 2026.

Pour connaitre en détail les incidences du Canal Seine-Nord Europe sur le Canal du Nord, et les autres canaux existants, vous pouvez consulter la pièce D5 du dossier d’autorisation environnementale de Passel à Aubencheul-au Bac.

Jusque début 2031, la navigation Belgique-Seine via le canal du Nord restera possible. À partir de début 2031, le transit nord/sud par le canal du Nord sera coupé pour permettre de finir les travaux du CSNE dans les parties où celui-ci est construits sur les emprises actuelles du canal existant. Toutefois un passage par un autre itinéraire pour les bateaux de plaisance sera possible (par le canal de Saint-Quentin par exemple).

Après l’ouverture du Canal Seine-Nord Europe, le passage des bateaux de plaisance sera possible, sous réserve pour le pilote d’être titulaire d’un permis. Le projet prévoit également des aménagements aux postes d’attente aux écluses, ainsi que dans les sas d’écluses (bollards flottants rapprochés). Aussi, le programme du Canal intègre deux équipements de plaisance dans la Somme, une escale de plaisance, à Saint-Christ-Briost, et un port de plaisance à Allaines. Ces deux infrastructures représentent une opportunité de retombées touristiques locales, tant pour la plaisance de particuliers que pour les croisières.

Naturellement, une fois le Canal Seine-Nord Europe mis en service, il n’y aura plus de transit possible par le canal du Nord puisque certaines sections seront réaménagées. 

Pour en savoir plus sur les différents aménagements des canaux existants, vous pouvez consulter la pièce D5 de l'autorisation environnementale.

LE TOURISME

La Société du Canal, dans le cadre des travaux du Canal Seine-Nord Europe, va créer plus de 200 km de berges qui seront accessibles aux promeneurs. Les acteurs locaux travaillent depuis plusieurs années à l’aménagement de ces berges, pour en faire des cheminements piétons, des pistes cyclables mises en réseau avec les itinéraires existants. Ce sera, par exemple, particulièrement le cas autour du Pont-Canal de la Somme.

Trans'Oise

Le Canal Seine-Nord Europe est un canal à grand gabarit dédié principalement au transport de marchandises.

L’accès au Canal sera toutefois possible pour les activités de tourisme fluvial : bateaux à passagers, plaisance privée pour les titulaires du permis bateau.

Les partenaires touristiques des Hauts-de-France, ainsi que Voies navigables de France (VNF), accompagnent d’ores et déjà les opérateurs touristiques dans leurs réflexions pour une offre de tourisme fluvial et fluvestre (en bord de canal) à la hauteur du potentiel de la nouvelle liaison.

 

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